Santé publique

VIH/Sida, tuberculose, paludisme : la RD Congo avance dans la lutte

En RD Congo, les habitants de la province de Tanganyika vivent à plus de 5 km du centre de santé le plus proche 

Alors que les pays africains viennent de doubler leur contribution au Fonds mondial pour lutter contre le VIH/Sida, le paludisme et la tuberculose, la République démocratique du Congo (RDC) accélère dans la lutte contre ces maladies. 
Par Badr Kidiss
Créé le 10.02.20, modifié le 10.02.20

On l'espérait, le Fonds mondial l'a fait. Pour lutter contre le VIH/Sida, le paludisme et la tuberculose, cette organisation internationale créée en 2002 à l’initiative de l’ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, vient d'annoncer une augmentation de sa contribution en RD Congo. 

"Nous allons augmenter notre contribution de 150 millions de dollars", promet Peter Sand, directeur exécutif du Fonds Mondial, qui se dit "satisfait" des résultats obtenus notamment par les bénéficiaires dans les zones de santé de Kisantu et de Mbanza Ngungu. 

Beaucoup reste à faire

Si la République démocratique du Congo a fait de gros efforts dans la lutte contre ces maladies, beaucoup reste à faire. En 2018, 450.000 personnes vivaient avec le VIH alors que plus de 170.000 cas de tuberculose ont été enregistrés la même année. Sans oublier le fait que le pays supporte presque 40% du fardeau mondial du paludisme, en matière de nombre de cas et de décès. 

Mais l'espoir existe. Alors que le continent africain est, depuis 2012, le principale bénéficiaire des contributions du Fonds mondial (plus de 70% des sommes récoltées sont reversées à l'Afrique), beaucoup de pays africains ont doublé leur contribution à l'occasion de la dernière collecte du Fonds mondial (qui a permis de rassembler plus de 14 milliards de dollars). Comme quoi, la riposte contre le VIH/Sida, le paludisme et la tuberculose est l'affaire de tous. 

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