Santé publique

Comment le Burkina Faso lutte contre l'hypertension artérielle ?

Il est recommandé de surveiller régulièrement sa pression artérielle (photo d'illustration)  Source : Shutterstock

Au Burkina Faso, près d'un tiers des adultes vivent avec l'hypertension. Face à cette situation, les autorités multiplient leurs efforts pour améliorer la prise en charge de cette maladie. 

Par Badr Kidiss
Créé le 10.09.20, modifié le 10.09.20

C'est un tueur silencieux. L'hypertension artérielle constitue l'un des premiers facteurs de risque de maladies cardio-vasculaires et d'accidents vasculaires cérébraux. Cette maladie qui ne présente généralement aucun symptôme ni signe particulier touche environ un tiers des adultes burkinabés. Mais bien souvent, les hypertendus ne savent pas qu'ils le sont. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que seulement 30% des personnes atteintes d'hypertension ont accès à un traitement.

Pour réduire la mortalité liée à cette maladie non transmissible (MNT), le ministère de la Santé du Burkina Faso a décidé de créer un service dédié au contrôle et à la prévention des MNT. Mais le manque de protocoles médicaux, l'accès inégal aux traitements pour diagnostiquer et gérer l'hypertension constituent un frein dans la lutte contre ce mal.

Créer de nouveaux outils pour les travailleurs de santé

A l'heure où peu d'agents de santé disposent d'un équipement adéquat pour surveiller les personnes souffrant d'hypertension, le ministère de la Santé, en collaboration avec l'OMS et d'autres partenaires tels que la Société Burkinabé de Cardiologie ou encore la Société Burkinabé de médecine interne, a mis en place un projet pour : 

  • Créer un manuel de formation spécifique au contexte local qui sera dédié au personnel de santé afin de diagnostiquer, traiter et gérer l'hypertension
  • Former les agents de santé des milieux urbains et ruraux à l'utilisation des nouveaux outils et les équiper 

Depuis, un nouveau protocole et un manuel de formation pour la prise en charge de l'hypertension ont été élaborés à l'intention des agents de santé. Pour l'heure, seul le district sanitaire de Kombissiri, où près de deux tiers des consultations ambulatoires à l'hôpital sont liées à l'hypertension ou le diabète, bénéficie de ces nouveaux outils. "Nous espérons que la mise en œuvre du protocole sur l'hypertension se fera largement, afin que toute la population de Kombissiri puisse bénéficier de meilleurs soins contre les MNT", explique le Dr Marie Emmanuelle Zouré, directrice de la prévention et contrôle des MNT au ministère de la Santé. Avant que tout le territoire national puisse profiter de ces nouveaux outils pour mieux prendre en charge l'un des fléaux du continent africain. 

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