Santé publique

C'est quoi la drépanocytose, l'une des maladies les plus répandues en Afrique ?

La dépranocytose est une déformation des globules rouges qui bouchent les vaisseaux sanguins (photo d'illustration)  Source : iStock / Dr_Microbe

C'est la maladie génétique la plus répandue en Afrique et dans le monde. La drépanocytose est une maladie du sang provoquant des symptômes qui diffèrent d'une personne à une autre. 
Par Badr Kidiss
Créé le 16.06.20, modifié le 16.06.20

C'est un problème de santé publique dans les quatre coins de l'Afrique ! La dépranocytose est une déformation des globules rouges qui bouchent les vaisseaux sanguins, notamment les articulations. Une journée mondiale lui est consacrée le 19 juin. C'est donc l'occasion pour AlloDocteurs Africa de faire le point sur cette maladie de l'hémoglobine (qui sert à transporter l’oxygène à travers le corps).

Première maladie génétique dans le monde et en Afrique, la drépanocytose (qu'on appelle aussi anémie falciforme) est aussi très douloureuse. Chaque année, elle touche plus de 330.000 nouveaux-nés, dont les 2/3 vivent en Afrique subsaharienne. En plus de la douleur, la maladie entraîne une anémie et une sensibilité plus importante aux infections. Sa prise en charge est loin d'être facile, car le drépanocytaire (nom de la personne atteinte de cette maladie du sang) ne guérit jamais. Pire, l'Afrique subsaharienne - qui est la plus durement touchée par la drépanocytose - manque cruellement de soignants formés au diagnostic et à la prise en charge de ce mal. "De façon générale, la maladie reste méconnue de millions d'Africains", estime l'association Drep Afrique

L'hydorxyurée, une molécule importante mais inaccessible

En Afrique, le traitement des malades se fait le plus souvent par transfusion sanguine. Il faut aussi des médicaments anti-douleurs et des antibiotiques. Mais les traitements coûtent cher et les malades n’ont pas les moyens de se soigner. Pourtant, il existe un traitement de fond qui permet de limiter les crises et qui a déjà fait ses preuves chez nous. Il s'agit de l'hydorxyurée, une molécule qui permet de diminuer la mortalité d'enfants drépanocytaires de 70%. Elle réduit aussi très significativement les crises douloureuses et le recours aux transfusions.

Même si elle est considérée comme un problème de santé publique par la majorité des organisations internationales de santé, la drépanocytose reste absente des grands programmes d'aide internationaux. Sans doute parce que la maladie est incurable (elle ne guérit pas) et qu'elle n'est pas contagieuse. Mais jusqu'à quand ? 

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