Drogues

Le khat, une drogue qui fait des ravages

Le khat se vend en toute légalité au Djibouti   Source : iStock / Josep Maria Barres

Apprécié pour la douce euphorie qu'il procure, le khat est pourtant aussi addictif que le cannabis. Il peut entrainer une tolérance accrue et une dépendance psychologique.
Par Badr Kidiss
Créé le 04.09.19, modifié le 12.09.19

A Djibouti, le khat est partout. Chaque jour, 15 tonnes de cette plante aux effets comparables à ceux de l'amphétamine sont importées légalement d'Ethiopie. Et la moitié des hommes Djiboutiens mâchent les feuilles de cet arbuste cultivé essentiellement dans la Corne de l'Afrique et au sud du Yémen, au grand bonheur des autorités locales qui détiennent le monopole de la vente.

Plus de 2000 vendeuses de khat se sont trouvées des places de choix dans les rues de la capitale du Djibouti Source : iStock / Nirian

Apprécié pour la douce euphorie qu'il procure, le khat est pourtant aussi addictif que le cannabis. Il peut entrainer une tolérance (qui incite le consommateur à augmenter les doses) et une dépendance psychologique. Le khat est même considéré comme le principal facteur de risque des maladies cardio-vasculaires dans le pays et peut favoriser le développement du diabète et des troubles psychiques.

Comportements violents

Coupe-faim efficace, le khat est aussi responsable de la malnutrition de ses adeptes qui sont parfois accros dès l'adolescence. Une consommation excessive peut aussi engendrer des comportements violents, de la paranoïa et des idées suicidaires.

Mais ce n'est pas tout... Le khat a un effet sur l'environnement. Sa culture nécessite beaucoup d'eau, ce qui contribue à aggraver la sécheresse endémique au Djibouti. Selon l'Organisation mondiale de la santé, une réduction de l'usage du khat permettrait de "récupérer des sols cultivables et de l'eau d'irrigation". En échappant à l'emprise du khat, Djibouti a donc tout à gagner. 

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