Santé sexuelle

Cameroun : Des opérations chirurgicales pour les femmes victimes des fistules obstétricales

L'UNFPA prend en charge des personnes souffrant des fistules obstétricales dans la région de l’Adamaoua 

Au Cameroun, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et l’hôpital protestant de Ngaoundéré préparent une campagne de prise en charge des personnes souffrant des fistules obstétricales dans la région de l’Adamaoua. 

Par Fabrice Beloko
Créé le 23.07.20, modifié le 25.09.20

Cette initiative permettra d’opérer 44 femmes recensées cette année. Selon Léa Monda, représentante de l’UNFPA Adamaoua, les fistules obstétricales constituent un problème majeur de santé publique. On estime que 2.000 cas de fistules sont recensés, chaque année, au Cameroun. "De nombreuses jeunes femmes vivent toujours cette pathologie non traitée et le contexte actuel marqué par le Covid-19 nécessite la mise sur pied d’une plateforme de coordination. Ceci pour une synergie d’interventions de chaque acteur vers l’atteinte des résultats", explique-t-elle dans le quotidien Cameroon Tribune du 21 juillet dernier. 

La représentante, l’UNFPA  Adamaoua à organisé le 23 juin dernier à Ngaoundéré, chef-lieu de la Région de l’Adamaoua,  une réunion de suivi du plan de travail contre cette pathologie. Pour elle, "les fistules obstétricales, représentent un problème de santé qu’il faut prendre à bras-le-corps". L’organisation mondiale de la santé (OMS) recommandait en 2014 de repousser l’âge de la première grossesse, mettre fin aux pratiques traditionnelles préjudiciables comme l’excision, de favoriser l’accès aux soins obstétricaux.

Le calvaire des femmes souffrant des fistules obstétricales   

Les femmes atteintes de cette maladie font face à la dépression et à l’isolement social. D’où l’importance de la redéfinition de la stratégie de lutte face à la menace du Covid-19 pour leur redonner du sourire. D’après la plateforme de coordination mise sur pied, une réponse multi-sectorielle et pluridisciplinaire qui s’avère nécessaire pour éliminer cette pathologie. L’UNFPA compte ainsi impliquer les relais communautaires dans la recherche de nouveaux cas. 

Depuis 2014, le Centre de réparation des fistules obstétricales de l’Hôpital protestant de Ngaoundéré prend en charge des cas, sous l’impulsion et l’accompagnement de l’UNFPA. Selon les statistiques officielles, 20.000 femmes souffrent de cette pathologie au Cameroun. L’enquête à indicateurs multiples par grappe réalisée en 2014 indique que le pays enregistre environ 2000 nouveaux cas chaque année. Selon la même source, la grande majorité des femmes affectées par cette maladie sont jeunes, issues des familles démunies pour prendre en charge leurs frais médicaux. 

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