Coronavirus

Cameroun : de la chloroquine, oui, mais pas pour tout le monde

De plus en plus de pays misent sur la chloroquine pour conter le Covid-19 (Illustration) 

La pandémie de coronavirus s'accélère au Cameroun, alors que le pays commence à soigner ses malades avec la chloroquine. 

Par Arnaud Ntchapda
Créé le 26.03.20, modifié le 26.03.20

Un casse-tête chinois ! Alors que plusieurs pays africains ont adopté la chloroquine, une molécule à laquelle on attribue des miracles, pour soigner les personnes atteintes du nouveau coronavirus Covid-19, le Cameroun a choisi à son tour d'intégrer ce médicament à son protocole thérapeutique. 

Le ministre de la Santé, Malachie Manaouda, a expliqué que "la chloroquine a un avantage certain sur le traitement du coronavirus. Jusqu’à présent, le protocole que nous avons est basé autour de la chloroquine“. Avant de préciser qu'il s'agit d'une solution provisoire en attendant que le protocole thérapeutique soit validé, dans les prochaines heures, par le conseil scientifique. Car la chloroquine qui est "à usage hospitalier" peut entrainer des "effets secondaires". Des cas d'empoisonnement ont récemment été enregistrés au Nigéria. 

Interdiction de vendre de la chloroquine

Dans une correspondance adressée aux acteurs de la filière pharmaceutique, le ministre de la Santé dénonce "les mauvaises pratiques de surfacturation et/ou de dispensation des médicaments aux populations en panique" remarquées dans certains établissements spécialisés dans la distribution en gros de produits pharmaceutiques. Sans citer la chloroquine, Malachie Manaouda regrette les comportements de ces entreprises qui sont contraires à la déontologie et à l’éthique sanitaire et "ternissent l’image du secteur pharmaceutique". 

Alors que les Camerounais sont de plus en plus nombreux à chercher la chloroquine dans les pharmacies du pays, le ministre rappelle que ce médicament ne dispose pas d’une autorisation de commercialisation au Cameroun. Tout usage dudit produit à des fins thérapeutiques est subordonné à l’obtention préalable d’une dérogation spéciale délivrée par le ministère de la Santé. En l'absence de cette autorisation, les autorités pourront appliquer des sanctions. 

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