Société

Le Maroc relance l'enregistrement des décès et naissances des nourrissons

Les enregistrements des naissances et décès de nourrissons reprendront le 10 juin au Maroc (photo d'illustration)  Source : iStock / Rawpixel

Lors des trois derniers mois, les naissances et décès de nourrissons n'ont pas été enregistrés au Maroc, vu la pandémie de coronavirus. Aujourd'hui, la situation revient à la normale... ou presque.   

Par Sabrina El-Faïz
Créé le 04.06.20, modifié le 05.06.20

Depuis l'annonce de l'état d'urgence sanitaire au Maroc, très peu de parents ont pu enregistré les naissances ou les décès de leurs nourrissons. Mais visiblement, la situation va revenir à la normale. 

Dès la fin du confinement qui court officiellement jusqu'au 10 juin prochain, les enregistrements non réalisés pendant la période de crise sanitaire vont reprendre. Une note du ministre de l'Intérieur, Abdelouafi Laftit, adressée à tous les walis et gouverneurs du Maroc explique que les caïds qui ont centralisé ces informations durant le confinement devront les communiquer à leur tour. 

"Maintenir les services vitaux"

Ces bébés nés en pleine pandémie de coronavirus ont jusque-là vu leur enregistrement suspendu par décret-loi n° 2.20.292. L'article 6 de ce décret-loi précise bien que tout texte juridique et réglementaire est suspendu durant toute la période de confinement. Une période qui pourrait d'ailleurs être allongée au Maroc, selon les dernières indiscrétions. 

En parallèle, le Fonds des Nations-Unies pour l’enfance (UNICEF) a appelé les gouvernements et les donateurs à maintenir les services vitaux pour les femmes enceintes et les nouveau-nés, alors que près de 120 millions de naissances dans le monde sont attendues dans les 9 mois suivant la date à laquelle le Covid-19 a été qualifiée de pandémie. "Des millions de femmes à travers le monde se sont lancées sur le chemin de la parentalité dans le monde d’hier. Elles doivent désormais se préparer à donner naissance dans le monde d’aujourd’hui – un monde dans lequel les femmes enceintes ont peur de se rendre dans des centres de santé par crainte d’être infectées ou ne peuvent pas bénéficier de soins d’urgence en raison de services de santé surchargés et des mesures de confinement”, regrette la directrice exécutive de l’UNICEF, Henrietta Fore.

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