Santé publique

Sénégal : Plus de 600 morts sur les routes chaque année

Au Sénégal, la plupart des accidents sont liés à une absence ou un manque d'entretien des voitures (Illustration)  Source : Shutterstock/aroundtheworld.photography

Près de 600 personnes perdent la vie, chaque année, sur les routes sénégalaises. Quelles sont les principales séquelles des accidents de la route chez les accidentés ? Et pourquoi la route tue-t-elle encore autant ? AlloDocteurs.Africa fait le point avec vous.

Par Barou Dembélé
Créé le 10.02.20, modifié le 11.02.20

Le Sénégal a des routes toujours aussi meurtrières. Si 13 personnes ont perdu la vie - fin 2019 - sur la route de Touba, les accidents sont fréquents dans tout le territoire. Selon les derniers chiffres du ministre des transports et du désenclavement qui datent de 2018, le pays enregistre en moyenne 4000 accidents par an et plus de 550 décès. Du côté de la Brigade nationale des Sapeurs pompiers, on liste carrément plus de 16000 accidents de la route pour plus de 600 décès. Difficile donc de s'appuyer sur un chiffre fiable mais ce qui est sûr, c'est qu'il faut stopper le massacre ! 

Les accidents de la route ne font pas seulement des morts. Ils font aussi beaucoup de blessés et laissent parfois des séquelles à vie. Perte d'un membre, articulations détruites, fracture osseuse ou encore des lésions au niveau du cerveau ou de la moelle épinière... ce sont les traumatismes les plus courants chez les accidentés de la route. 

Celui qui n'entretient pas sa voiture ne doit pas la conduire

Au Sénégal plus qu'ailleurs, nombreuses sont les causes des accidents de la route. On peut citer notamment le non-respect du code de la route, la multiplication des permis de complaisance, la somnolence au volant, le non-respect des temps de repos recommandés pour les conducteurs ou encore, le manque de signalisation.

Alors que l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que le contrôle électronique de stabilité ou le système avancé de freinage permettent parfois d’éviter un accident ou d’atténuer la gravité des blessures, les Sénégalais ne prennent pas toujours soin de leurs véhicules. Au-delà de l'absence de normes de sécurité des véhicules, la fermeture des aires de repos ne facilite pas la vie des usagers de la route. 

"Dans tout le Sénégal, il n’y a pas d’aires de repos, pas de parking où se reposer. Il faut donc quitter le point A vers le point B sans pouvoir se reposer, puisque dans toutes les villes, les maires ont pris des arrêtés d’interdiction et la Police veille au respect de ces interdictions", regrette le Secrétaire général de l’Union des routiers du Sénégal (URS).

A l'heure où l'ancien footballeur Didier Drogba a accepté d'incarner la lutte contre les dangers de la route en Afrique, les autorités veulent mettre en place une agence qui sera chargée de gérer la sécurité routière sur tout le territoire sénégalais. Pour que nos enfants et nos proches ne meurent plus sur les routes.  

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