Santé publique

Mort-né au Mali : une jeune fille perd son bébé après 6 mois de grossesse

Sur 1000 naissances au Mali, 23 sont des bébés morts-nés (photo d'illustration) 

Au Mali, la mort fœtale in utero, c'est-à-dire lorsqu'un enfant est mort-né, est un problème de santé publique. Sur 1000 naissances, 23 sont des bébés morts-nés. 
Par Mariétou Macalou
Créé le 17.04.20, modifié le 19.05.20

Nouvellement mariée et âgée de 18 ans, Binta découvre qu’elle est enceinte à la grande joie de toute sa famille. Sa grossesse se passait normalement jusqu’au jour où elle rend visite à une sage-femme pour sa consultation prénatale au 6e mois.

Après quelques examens, la sage-femme doit se rendre à l’évidence : le bébé est décédé et sa mort reste inexpliquée. Passé le choc, il a fallu une semaine pour faire sortir le mort-né du ventre de sa mère. 

Comment peuvent s’expliquer ces décès pendant la grossesse ? 

Les morts fœtales in utero sont généralement dues à des malformations du fœtus, à des anomalies chromosomiques, des infections, à un retard de croissance du fœtus, à un décollement anormal du placenta ou à un accident de cordon. 

Au Mali, la survenue de ces décès peut s’expliquer par la condition physique de la mère, avant et pendant la grossesse – de nombreuses filles se marient très jeunes - et la qualité des soins obstétricaux. Ce phénomène est une question de santé publique puisque sur 1000 naissances, 23 sont des bébés morts nés selon un rapport de recherche publié en 2016. 

 Quelles actions pour lutter contre la mort fœtale in utero ? 

 Les autorités maliennes ont entrepris des actions pour réduire ce risque de décès pendant la grossesse avec notamment : 

  • La médicalisation et la redistribution de ressources humaines spécialisées dans les hôpitaux
  • L’accueil dans les centres de santé des services sociaux de base
  • Le déploiement équitable de ces services dans les région
  • La conversion des CSCOM (centres de santé communautaires) en centre de santé de référence des districts

Quelques conseils pour les femmes confrontées à cette situation

Il est recommandé aux femmes et aux couples qui ont perdu un enfant pendant la grossesse de bénéficier d’un soutien psychologique afin de traverser cette période douloureuse. Cela peut les aider à dépasser ce traumatisme et à retrouver un équilibre psychologique. 

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