Santé publique

Au Gabon, le gouvernement interdit une eau minérale camerounaise

L'eau SANO est désormais interdite au Cameroun et au Gabon 

Le Gabon interdit une eau minérale en bouteille, jugée impropre à la consommation. L'eau SANO, mise en bouteille et importée du Cameroun avait d'abord été épinglée par le gouvernement camerounais, pour non respect des règles d'hygiène. 

Par Arnaud Ntchapda
Créé le 24.03.21, modifié le 24.03.21

L’eau SANO n’est plus vendue au Gabon. Cette boisson minérale a été retirée du marché par les autorités locales. Le quotidien  gabonais L’Union, qui annonce la nouvelle dans sa parution du 23 mars 2021, indique que "plus d’une tonne de bouteilles de cette eau a été retirée des magasins des chefs-lieux des départements du Woleu (Oyem) et du Ntem (Bitam)".

L’interdiction a été décidée par le ministre du Commerce, des Petites et moyennes entreprises et de l’Industrie, Hugues Mbadinga-Madiya. Il a été alerté par son homologue camerounais, Luc Magloire Mbarga Atangana. Dans la lettre envoyée au ministre gabonais, Luc Magloire Mbarga Atangana mettait en cause la qualité de l’eau minérale SANO, mise en bouteille à Douala au Cameroun. Il faisait savoir que cette boisson ne répond plus aux normes sanitaires requises. 

Une eau minérale déjà interdite au Cameroun

L'eau SANO est jugée impropre à la consommation, en raison du non-respect des normes d’exploitation et de conditionnement des bouteilles et des bonbonnes d’eau destinées à la consommation du public. Les mêmes motifs avaient conduit, voilà plusieurs semaines, le gouvernement camerounais à faire cesser les activités de cette entreprise sur son territoire. Le 4 mars, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (MINMIDT), Gabriel Dodo Ndoke suspendait l’entreprise pour six mois. Le lendemain, le ministre du Commerce emboîtait le pas à son collègue en ordonnant à la Brigade Nationale des Contrôles et de la Répression des Fraudes, logée au sein de son département ministériel, de retirer les produits suspects des étals. La réaction des responsables de SANO a été enregistrée ce même 5 mars. 

Dans une "lettre de mise au point", le directeur général disait avoir appris "avec stupéfaction" la suspension par arrêté ministériel des activités d’exploitation et de conditionnement de l’eau SANO. Il réclamait une notification et s’employait à "rassurer les consommateurs que l'entreprise a mis et mettra tout en oeuvre  pour la qualité irréprochable de ses produits". Rien n’a changé depuis pour cette structure, qui en dépit d’une campagne de communication pour se blanchir des accusations portées contre elle, demeure interdite d’activités.

Source : L'Union
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