Justice

Coronavirus : La Cour de cassation tient une audience à distance au Maroc dédiée aux extraditions

Pour la première fois de son histoire, la Cour de cassation marocaine a tenu une audience... à distance (photo d'illustration)  Source : Shutterstock

Coronavirus oblige, la Cour de cassation marocaine a tenu sa première audience... à distance. Les magistrats ont réservé cette audience à plusieurs affaires d’extradition.
Par Ammar Belahcen
Créé le 12.05.20, modifié le 12.05.20

C’est une première au Maroc ! Alors que la pandémie de nouveau coronavirus (Covid-19) continue de gagner du terrain, le ministère de la justice s'adapte tant bien que mal à la situation. Pour la première fois de son histoire, la Cour de cassation a tenu une audience à distance consacrée à des affaires d’extradition. Dans un communiqué de presse, le ministère de justice a annoncé que l’audience a respecté tous les droits des mis en cause. Ces derniers, de différentes nationalités, ont communiqué par visioconférence avec les magistrats chargés de leurs affaires et ce, après leur consentement et en présence d’interprètes et de leur défense. 

"Cette audience, à grande portée symbolique, intervient dans le cadre de l’engagement sérieux de la Cour de cassation dans toutes les initiatives du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, pour préserver la santé et la sécurité des détenus et des usagers" détaille le communiqué.

La Cour d’appel de Marrakech n'est pas en reste

Malgré la situation sanitaire exceptionnelle, la continuité du service judiciaire et de l’exercice de ses fonctions constitutionnelles, juridiques et judiciaires, semblent respectés au Royaume qui fait face à une augmentation constante du nombre de contaminations au coronavirus.

A Marrakech, la Cour d’appel tient, depuis le début du confinement au Maroc, des audiences en visio-conférence. Une mesure prise dans le cadre du système de permanence des activités judiciaires. Car si le ministère de la Justice et la Cour de Cassation ont décidé de réduire les flux dans les tribunaux, ils n’ont pas pour autant ordonné la suspension des dossiers judiciaires.

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