Covid-19

En Algérie, les variants relancent l'épidémie de Covid-19

Le variant indien est présent sur le sol algérien (photo d'illustration) 

L’augmentation des nouveaux cas de Covid-19 en Algérie engendrés par les variants inquiète les autorités sanitaires. 

Par Massinissa Benlakehal
Créé le 10.06.21, modifié le 11.06.21

Sous la menace. Alors que l'Algérie assiste à une nouvelle augmentation des contaminations au SARS-CoV-2, le virus responsable du Covid-19, les variants semblent bousculer les mesures de lutte contre l'épidémie. Dans une interview accordée au quotidien El Watan, le Pr Kamel Djenouhat, président de la Société algérienne d’immunologie, explique que l'épidémie n'a pas évolué selon un mode exponentiel. Une situation qui serait due au fait "qu’une grande partie de la population avait déjà contracté le virus, avec ou sans symptômes, situation qui avait impacté négativement la circulation et la virulence des souches circulantes en Algérie". 

A l'heure où la circulation des variants s'accélère sur le sol algérien, le Pr Djenouhat rappelle que "nous avons averti à maintes reprises sur l’importance du respect des mesures barrières et plus particulièrement le port du masque pendant quelques mois (…)". Mais ces recommandations n'ont pas été prises en compte. Avant d'ajouter que "nous sommes témoins du comportement de tout un chacun, surtout durant les derniers jours du mois de Ramadan et pendant la fête de l’Aïd, et de ce fait, cette situation était de facto prévisible". 

Les personnes âgées, les premières victimes 

Aujourd'hui, ce sont essentiellement les sujets âgés qui constituent les principales victimes de cette crise sanitaire sans précédent. Et selon les dires du Pr Djenouhat, 95% des malades actuellement hospitalisés n'avaient jamais contracté le Covid-19. Avant de préciser que les nouveaux variants "sont les principaux déclencheurs de cette hausse de nouveaux cas".

A ce stade, l'Algérie - qui a rouvert partiellement son ciel - recense plus de 132.000 cas confirmés, dont au moins 3.500 décès. Mais l'espoir existe : "le variant britannique et le nigérian se sont affaiblis, et l’indien a connu un net recul de propagation", estimait ce mardi le Dr Fawzi Derrar, directeur général de l'Institut Pasteur d'Algérie, au micro de la Radio nationale. 

Source : El Watan
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