Covid-19

Covid-19 : "innocenté", le pangolin est toujours menacé d'extinction

Lorsqu'il est en danger, le pangolin se roule en boule 

Dès l'apparition du coronavirus (Covid-19), le pangolin a rapidement était accusé d'être le responsable de la transmission de cette maladie aux humains. Depuis, cette boule d'écailles a été disculpée mais en 2021, elle est toujours menacée d'extinction. 

Par Badr Kidiss
Créé le 17.02.21, modifié le 18.02.21

En 2020, on a autant parlé de lui que du coronavirus (Covid-19) ! Mammifère le plus braconné au monde, le pangolin était accusé à tort d’avoir servi d’hôte intermédiaire au virus responsable du Covid, le SARS-CoV-2. Mais très vite, les scientifiques l'ont disculpé. Sauf qu'aujourd'hui encore, cette petite créature (entre 30 et 80 cm selon l'espèce) est en danger. 

Le pangolin est encore vendu librement dans les marchés camerounais Source : akturer / Shutterstock

S'il occupait autrefois de grands territoires d'Afrique et d'Asie, le pangolin se fait de plus en plus rare. Chaque année, plus de 40 tonnes d’écailles de cet animal - qui se nourrit essentiellement de fourmis et de termites - sont saisies en Afrique, soit l'équivalent de 30.000 animaux. En dix ans, on estime qu'au moins un million de pangolins ont été victimes de braconnage dans les forêts d'Afrique et d'Asie. Aujourd'hui, pour faire simple, ce mammifère est plus que jamais menacé d'extinction. Si bien qu'une Journée mondiale, le 3ème samedi du mois de février, est consacrée aux sept espèces de cet animal couvert d'écailles (trois asiatiques et quatre africaines).  

Toujours traqué, mais...

Classé en 2015 sur la liste des animaux vulnérables, le pangolin a vu son commerce international être interdit dès 2016. Pourtant, les braconniers continuent de le traquer. On estime aujourd'hui que plus de 120.000 pangolins sont tués chaque année, notamment pour leurs chairs et leurs écailles aux vertus soit-disant médicinales et aphrodisiaques.

"Les pangolins sont la proie du prédateur le plus dangereux : l’homme" résume Mark Hofberg, chargé de campagne pour le Fonds International pour la protection des animaux (IFAW).  

Mais l'espoir existe : en 2020, la Chine a retiré les écaillés de la liste des ingrédients officiels de la médecine chinoise. Et dans certains pays africains, les autorités tentent de sauver cette boule d'écailles. C'est notamment le cas du Gabon qui a récemment interdit sa vente dans les marchés, même si certaines personnes continuent de pourchasser cet animal, qui se roule quand il est en danger, pour s'assurer un moyen de subsistance. On peut aussi citer le Cameroun qui dispose depuis peu d'un centre de réhabilitation des pangolins dont l'objectif est de garantir la survie de ce mammifère. 

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