Covid-19

Coronavirus : un premier mort au Cameroun ?

Non, le Cameroun n'a pas enregistré son premier décès lié au Covid-19 (Illustration) 

Dans un tweet posté tôt ce matin, l’ancien footballeur international camerounais Patrick Mboma fait savoir que son oncle a été terrassé par le Covid-19. Ce que ne confirme pas le directeur de l’hôpital Laquintinie où le défunt a rendu l’âme... 

Par Arnaud Ntchapda
Créé le 23.03.20, modifié le 23.03.20

Le Cameroun a-t-il enregistré son premier mort  du Coronavirus ? C’est ce que l’on est tenté de croire en lisant le tweet de l’ancien footballeur international camerounais Patrick Mboma qui a annoncé tôt ce lundi matin le décès de son oncle Achille Essome Moukouri. "Affreuse nouvelle ! Un appel de ma mère ce matin pour m'annoncer que je viens de perdre mon oncle Achille Essome Moukouri à 05:00 Merci #Covid-19. À tous ceux qui pensent au Cameroun que ce ne sont que des récits, je vous supplie, restez confinés. C'est la seule chose à faire!", écrit-il.

Mais le doute demeure. A l’hôpital Laquintinie où le patient été admis dimanche, un journaliste de la radio publique a reçu un avis bien plus mesuré du directeur de la formation hospitalière. Le professeur Louis Richard Njock a notamment appelé à la prudence en évoquant de multiples pathologies dont souffrait le patient. "L’homme n’avait pas encore été dépisté au Covid-19 bien qu’ayant été en contact avec des cas suspects“, a encore précisé notre confrère. Pour l’heure, le pays enregistre, au dernier pointage effectué ce lundi matin, 56 cas de personnes contaminés au Covid-19. Neuf des personnes contaminées ont été détectées dans la ville de Douala, le principal port du pays.

Alain Siekappen Kemayou s'éteint en France

Un autre Camerounais a bien été terrassé par le Covid-19 mais en France, pays très touché par le virus. Alain Siekappen Kemayou, ancien champion de karaté reconverti dans les métiers de la sécurité a succombé samedi à Paris. Selon les témoignages, il avait été pris d’une toux persistante moins d’une semaine avant sa mort. Hospitalisé, il n’a pas pu être sauvé.

Sa mort attriste particulièrement les sportifs restés au pays. “C’est une perte énorme pour le Collectif des karatéka de la diaspora qu’il dirigeait. Il était parmi ceux qui avaient offert un don récemment à Yaoundé (la capitale du Cameroun, ndlr). Nombre de Camerounais n’ont pas cru qu’il était mort. Siekappen était  le patron d’une très grosse société en France. C’est quelqu’un qui avait au moins 1 mètre 95 et qui était ceinture noire 7ème Dan. Quelqu’un qui était debout, bien puissant“, réagit le président de la Fédération camerounaise de karaté Emmanuel Wakam.

La mort d’Alain Siekappen a mis en colère le Syndicat français CGT (Confédération générale du travail) dont il était un élu. Celui-ci dénonce l’absence de protection des employés du secteur du commerce. “Malgré nos nombreuses alertes sur la situation dramatique que vivent les salariés du commerce et des services, auxquelles gouvernement et patronat restent totalement sourds et muets, nous déplorons aujourd’hui le premier décès d’un salarié dans nos secteurs (…) L’heure est grave, nos vies sont en danger, par conséquent nous appelons tous les salariés contraints de travailler d’exercer leur droit de retrait dès lors qu’ils craignent pour leur santé”, dénonce l’organisation syndicale dans un communiqué.

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