Covid-19

Coronavirus : Au Cameroun le ministre de la santé publique réglemente la gestion des dépouilles

Une tombe au Cameroun (Illustration) 

Pour lutter contre les pratiques peu orthodoxes et les surenchères autour des dépouilles de personnes mortes de Covid-19, Malaouda Malachie annonce des mesures dont la prorogation des délais d’inhumation 

Par Arnaud Ntchapda
Créé le 22.06.20, modifié le 26.06.20

Un coup de pied dans la fourmilière. C’est ainsi que l’on peut qualifier le communiqué du ministre camerounais de la santé publique réglementant la prise en charge des corps des personnes décédées des suites du Covid-19. Malachie Manaouda s’est appuyé sur “des dénonciations récurrentes sur des faits de surenchères et des pratiques peu orthodoxes perpétrées dans certaines formations sanitaires“ pour expliquer les décisions annoncées le 16 Juin.

Il demande, par exemple, aux responsables des services sanitaires ainsi qu’aux services dédiés à la prise en charge post mortem des victimes du Covid-19 de veiller à ce que les corps soient inhumés dans un délai n’excédant pas 48 heures, interdit tout transfert de dépouille et exige que les inhumations se fassent dans la ville où le décès est survenu.

Cercueil hermétique

Le ministre camerounais de la santé publique veut que toute manipulation des corps ne soit faite que par des personnels formés et protégés conformément aux procédures standards en la matière.

Il autorise les familles à voir le corps - mais sans contact physique - avant toute mise en bière et à assister  - en nombre restreint- à l’inhumation. Le corps doit être placé dans un cercueil hermétique, zingué et fermé avec ou sans vitre encastrée afin de  permettre à la famille de voir le visage du défunt.  

“Respect de la dignité humaine“

Ces mesures sont strictes mais Malachie Manaouda se veut respectueux des us et coutumes locales, lui qui impose le “respect de la dignité humaine et des traditions religieuses et culturelles lors de l’enterrement“. Le patron de la santé publique au Cameroun insiste particulièrement sur la désinfection des surfaces et de l’environnement sur lesquels les  corps sont exposés.​

Il y a deux mois, la République du Congo voisine prenait des mesures similaires. Pour freiner les contaminations au Covid-19, les ministres en charge de la Santé, de l’Intérieur, de la Justice et des Affaires sociales ont signé un arrêté fixant les modalités de prise en charge des personnes décédées du coronavirus. 

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