Covid-19

Chasse aux variants du Covid-19 : pourquoi l'Afrique est toujours à la traine

Le séquençage des variants du Covid-19 est toujours à la traine en Afrique (photo d'illustration) 

Le séquençage du Covid-19 permet de traquer les différents variants, de savoir si le variant Delta, par exemple, est déjà très présent au Sénégal ou en Côte d'Ivoire. Mais que ce soit à Casablanca, Alger, Dakar, Abidjan, Bamako ou Yaoundé, il coûte cher et toute l'Afrique est à la traine. 

Par Badr Kidiss
Créé le 13.07.21, modifié le 13.07.21

Pour détecter les différents variants du Covid-19, il faut séquencer les prélèvements des malades ! Car si tous les tests PCR détectent bien le coronavirus, quelle que soit sa lignée, seul le séquençage génomique permet de savoir de quel variant du coronavirus on est malade. Cette technique particulière a déjà permis d'identifier les nouvelles souches du SARS-CoV-2 (le virus responsable du coronavirus) dans quelques pays africains. Mais dans cet exercice, l'Afrique qui fait face à une augmentation inquiétante du nombre de contaminations, a pris du retard. 

Si le Covid-19 connait des milliers de mutations généralement pas très graves, de nombreux variants sont jugés "préoccupants" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ou "d’intérêt" ou encore "placés sous surveillance". Et alors que le variant Delta (anciennement variant indien) alimente la nouvelle vague de Covid-19 sur le continent, l'Afrique retient son souffle. Car pour l'heure, le continent  n'aurait à ce jour réalisé que 1 % des séquençages du Covid-19 dans le monde. 

Des efforts... mais pas assez !

Pour organiser le séquençage à grande échelle, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) ont lancé, en septembre dernier, un réseau de laboratoires spécialisés.  Au total, 12 laboratoires de référence spécialisés et régionaux du réseau fournissent des services de séquençage, d'analyse de données et d'autres services de soutien technique aux pays où ils sont établis ainsi qu'aux pays voisins et aux pays de leurs sous-régions. Mais pour l'heure, ce beau coup d'accélérateur ne concerne que 14 pays d'Afrique australe. Au vu des besoins des 54 pays du continent, il faut faire beaucoup plus. 

Pour renforcer les capacités de surveillance génomique en Afrique , l'OMS espère le soutien financier de ses bailleurs traditionnels. Car à l'heure où les contaminations explosent sur le sol africain, il est essentiel de pouvoir non seulement suivre son évolution, mais aussi d'évaluer la mutation possible du virus pour mettre en place une réponse efficace. 

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