Environnement

La France vendra moins de pesticides poisons à l’Afrique !

La France ne devrait plus vendre des pesticides aux pays africains 

La France avait décidé d’interdire certains des pesticides les plus dangereux pour éviter d’empoisonner ses sols et sa population. Elle étend cette obligation au continent africain. 
Par AlloDocteurs Africa
Créé le 31.01.20, modifié le 31.01.20

C’était une des hypocrisies dont le commerce international a le secret.... La France avait décidé d’interdire certains des pesticides les plus dangereux pour éviter d’empoisonner ses sols et sa population. Très bien mais, le problème, c'est qu'elle continuait à les vendre ailleurs, en particulier à l’Afrique ! 

La justice du pays européen a, espérons-le, définitivement mis un terme à cette pratique. Le Conseil constitutionnel français a jugé ce vendredi que l'interdiction de la production en France pour d'autres pays et de l'export des produits bannis par l'Union Européenne étaient bien valide, en vertu de la protection de l'environnement. En clair, quand on ne produit pas pour soi, on ne continue pas à empoisonner les autres ! 

Et c’est un peu l’arroseur arrosé ! Ce sont les entreprises productrices de pesticides (qui portent le nom trompeur d'Union des industries de la protection des plantes) qui avaient déposé une demande car elles "soutenaient que l'interdiction d'exportation instaurée par ces dispositions était, par la gravité de ses conséquences pour les entreprises productrices ou exportatrices, contraire à la liberté d'entreprendre”. En un mot, ils trouvaient cela mauvais pour le “business” ! 

L’Afrique première victime 

Comme l’explique le quotidien français Le Monde : “A l’instar de l’atrazine, désherbant utilisé dans les champs de maïs dont l’usage est banni dans l’Union européenne depuis 2003 en raison de son potentiel cancérigène de nombreux pesticides interdits sont toujours produits en France dans le but d’être vendus, dans les pays en développement, et tout particulièrement en Afrique”. 

La France vise donc maintenant à mettre un terme à cette activité, qui présente un risque pour les populations exposées, mais se révèle très juteuse pour les fabricants. Si cet article est enfin appliqué pleinement en France, il n’y a qu’une chose à dire : bon débarras ! Espérons que cela ne soit qu’un début, tant notre continent est victime de pollutions venues d’ailleurs. 

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